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Ce corps me va comme un gant. Cela fait quatre mois que j'exerce à Ste Ane en tant que psychiatre....

Dans la journée, un vieil homme bizarre d'environ 70 ans m'accoste dans mon service. Il a l'air d'une proie facile. Je l'invite dans mon bureau pour voir comment "l'aider". Il s'appelle Marmousse. Il m'explique qu'il vient de la part d'Abalam, prince de la folie. J'ai une mission. Il me donne rendez-vous à 23h chez Belgarath Leleth, 15 rue Pierre Nicole.
Ce Belgarath habite près de Port Royal. Le majordome, Hector, vient m'ouvrir et me demande de patienter au salon. Nous sommes à l'évidence cinq à l'attendre. Il y a un agent de la sécurité de la RATP du nom de David Simon, un vieux qui a l'air très hautin, un vieux à lunette, et un gros le crane rasé qui dit s'appeler Jean-Luc. Nous voyons passer une jolie femme. Il nous faut passer 20 bonnes minutes à refuser de boire un étrange cocktail noirâtre avant que le maître de maison ne daigne se montrer.
Il s'agit de Beleth, Prince des Cauchemars. Il a une mission pour nous dans "son" monde. Quatre à cinq démons se sont fait tuer. Il nous dit de contacter Hector Casserta à Paris, c'est le chef de la mafia locale. Il dit à un moment "vous aurez de puissants alliés". Mais on n'a pas plus de précisions. Nos corps doivent rester ici, il insiste pour que nous buvions sa décoction, puis il nous amène à la cave où des cellules ultra modernes contiennent des lits et tout un appareillage bizarre. Je m'endors.
À mon réveil, je suis dans le corps d'un homme d'environ 45 ans. Je fais rapidement le tour de l'appartement. Ouf! Il n'y a personne. Sur le palier, le journal m'indique quel jour nous sommes. Apparemment, je travaille ici aussi dans un hôpital pour fous. Bien en évidence, il y a une carte de détective privé avec ma photo. Il y a aussi 5 articles de presses qui décrivent diverses rixes entre gangs.
Un article parle d'une fusillade où trois hommes sont morts. Une note de Beleth, Prince des Cauchemars, indique qu'un 4ème homme se trouvait là. Il s'agit de Marc Paroni habitant 4, rue du Pont Colbert, à Versailles. Il se serrait enfuit en se transformant en nuage gazeux.
Un autre article parle d'Augusto Rossini. Il aurait échappé de justesse à un attentat à la bombe dans un salon de thé dont il est le propriétaire. C'est un démon lui-aussi.
Je vais au Viva Italia, le bar d'Hector Casserta. Il y a pas mal de monde. Peut être que les quatre autres démons envoyés avec moi sont ici. Je demande bruyamment au garçon une cuvée 1998. Personne ne réagit. Je finis par demander à parler à Hector. Il m'emmène en haut. En entrant, je remarque surtout une créature plantureuse. J'explique à Hector que je suis envoyé par Beleth, Prince des Cauchemars, pour traiter ce problème d'assassinats sauvages de nos frères. Il commence à m'expliquer qu'il en sait assez peu. Un des démons tués avait travaillé pour lui dans le passé, mais il n'en sait pas beaucoup. On vient le chercher et je me retrouve avec Marylin Martins. Je ne semble pas l'intéresser.
Quatre autres personnes arrivent. Ce sont apparemment les démons qui sont venus en même temps que moi. Hector demande une preuve que je suis l'un des leurs. Je lui montre mon aura. Les quatre autres aussi. On demande à voir la leur. Celle de Marylin est très brillante, mais pas autant que celle d'Hector. On voit entrer aussi un homme nommé Conors et un humanoïde couvert de longs poils Grouarg. Il nous donne l'adresse d'Augusto Rossini: Il habite au Warwick, un hôtel du 8ème. Il nous offre une camionnette et deux revolvers, pour le reste, il nous demande de repasser le lendemain matin. Nous devrons faire un rapport à 18h tous les soirs.
Nous voilà donc parti au Warwick. Je me gare devant. En entrant par la porte tournante, je remarque que tout le monde est endormi dans le hall! Seul un prêtre nous fait face. "Bonjour? Vous en êtes?" nous demande-t-il. C'est une saloperie d'ange! Je dégaine, le mets en joue. "J'étais sûr que le gros Carmin allait envoyer du monde, je suis le Père Alphonse, inquisiteur de profession et catholique de foi...". Qu'est ce que c'est que cette embrouille? Je m'approche, mais je tombe de sommeil après quelques pas.
À mon réveil, mes 4 compagnons sont en grande discussion avec lui. J'hallucine. "...la bombe du Petit Prince est au commissariat du 16ème". Je m'approche de la discussion, et arrivé à portée, c'est moi qui l'endors. Je le ligote fermement en demandant aux autres s'ils ont perdu la boulle! Les gens vont bientôt se réveiller. On l'emmène en haut pour discuter dans des conditions normales, c'est à dire ligoté avec une arme sur la tempe. Les autres ont l'air de lui faire confiance. C'est quand même dingue. Il a du leur lancer un sort, ce n'est pas possible! J'accepte de le détacher. J'interroge les autres du regard et deux d'entre eux me font signe que je peux enfin agir. Je dégaine, mais je tombe à nouveau endormi. A mon réveil, il ne reste plus que des vêtements tachés de sang. Ils l'ont eu! :) Certains ont des remords. Bah! Il ne savait rien de toutes façons. J'ai un peu à faire le ménage et je sors discrètement par la fenêtre. Puis le rentre dans l'hôtel comme pour la première fois, et je demande à parler à Augusto Rossini. On m'indique qu'on ne l'a pas vu depuis une semaine. Il serait peut être dans sa résidence de Nice... En insistant un peu, j'obtiens son adresse là-bas: Villa des charmettes.
On décide d'aller rendre visite à Marc Paroni à Versailles. Mes confrères ont un sale pressentiment, alors je ne me gare pas juste devant. La pelouse est parfaitement taillée, et squattée par une meute de nains de jardin. Je sonne et demande à parler à Marc Paroni. Une voix demande pourquoi. J'explique qu'on est là pour l'aider, qu'on vient de la part de Beleth, Prince des Cauchemars. Apeuré, il va pour fermer la porte, mais [torone] l'en empêche et on rentre en force. [Castor] le paralyse. On l'installe sur son canapé et comme il peut nous entendre, on en profite pour lui déballer notre histoire. Lorsqu'il se réveille, il se change immédiatement en nuage gazeux et s'enfuit. On lui court après, et on finit par le convaincre qu'on est des amis. Il commence alors à parler. La fusillade a eu lieu dans le 9ème, près du Square Saint-Germain, alors qu'il essayait d'acheter de la dynamite. C'est un gamin d'une vingtaine d'années, brun, les cheveux courts, les yeux noirs, 1m75 qui lui avait donné rendez-vous là-bas. Mais au moment de faire la transaction, il a sorti une sulfateuse et a arrosé tout le monde. Marc s'en est sorti de justesse. Il ne semble rien savoir de plus. Il a rencontré cet homme qu'il appelait "Michel" au Bar des Amis, disparu depuis dans une explosion.
Le lendemain, nous nous retrouvons au petit déjeuner chez Hector Casserta. Comme convenu, nous obtenons des armes. Hector nous présente Benoit Germain et de Giselle Lebondu.
Nous [qui?] allons voir le journaliste qui a écrit l'article qui parle d'un témoin aillant vu une voiture s'enfuir lors de la fusillade contre Marc Paroni. Il ne nous apprend pas grand chose si ce n'est qu'un autre détective privé est venu le voir concernant cette affaire: Pierre Richard qui enquête pour la famille Torin. Il soupçonne un concurrent de vouloir faire sauter son magasin de textile "Chez Gérard". Nous notons l'adresse du détective: Pierre Richard, 14 rue Machin, téléphone 2242.
J'essaie de téléphoner à Augusto Rossini à Nice, mais il refuse de nous parler au téléphone et nous encourage à venir le voir à Nice.
[torone] et [nixx] vont au commissariat du 16ème arrondissement. La bombe trouvée au Petit Prince est similaire à celle qui a fait sauter Le Bar des Amis. Ils en récupèrent des photos et obtiennent un rendez-vous avec le commissaire le lendemain à 15h.
[Nixx] va voir auprès de Pierre Richard ce qu'il en est. A son retour, il nous apprend que c'est un vrai détective et qu'il enquête sur un truc qui n'a vraisemblablement rien à voir avec notre affaire. Une chose est sûre, tous les acheteurs étaient là pour de la dynamite.
Nous allons à Boulogne, là où la première fusillade entre 3 ou 4 voitures a éclaté. Nous interrogeons les passants. Tout ce que nous apprenons, c'est que la voiture a vraisemblablement été emmenée à une fourrière dont où obtenons l'adresse. C'est alors qu'une Citroën noire ralenti à notre niveau et qu'on commence à nous arroser de plomb! J'esquive derrière la voiture et j'essaie de lancer une folie meurtrière sur notre agresseur. Ça ne fonctionne pas. Un des pneus de la voiture vient d'être percé par [nixx]. J'ai un second pneu et la voiture évite de peu une grenade. [ludo] fonce derrière la voiture et une seconde grenade la fait voler en morceau. Mais un de ses occupants s'en extrait et continue à nous arroser. Je m'approche pour essayer de l'endormir, mais une grenade lui règle son compte définitivement. Nous allons voir son corps et nous découvrons que sa peau est toute grise: C'est un zombi! Nous avons deux roues de crevée, mais il ne faut pas traîner ici. Je roule hors du coin et je trouve un garage qui accepte de nous réparer la roue pour 50 francs sans poser de questions. Nous retournons chez Hector Casserta en taxi.
Nous racontons à Hector nos misères. Nous lui disons que nous devons aller à Nice. Il se renseigne pour nous et nous obtient des billets et des réservations pour le train de 22h demain soir.
Au commissariat, nous apprenons que la voiture qui a servi à la fusillade de Boulogne a été volée dans le 9ème. Nous obtenons aussi les noms et adresses des victimes: Réné Marche, Fabrice Quentin, et Julien Vranier. Ce dernier habite dans le 18ème, au 18 de la rue du sacr... atchoum.. cœur. Nous allons chez lui et la concierge nous apprend que sa femme est là. Nous montons la voir. Elle ne sait rien, mais que je lui demande si elle connaît un jeune homme d'une vingtaine d'année, brun, les cheveux courts, les yeux noirs, elle me demande de répéter et éclate en sanglot. "C'est mon amant" nous avoue-t-elle. [grenades/suicide] Qu'Abalam ait son âme. Nous apprenons que notre "Michel" s'appelle en fait Maurice Vernaux. Elle l'a rencontré chez Martin Guillart, place du marché, dans le 12ème. Au moment où elle retire son foulard, je remarque la trace caractéristique de la morsure d'un vampire. Pas de doute, nous avons affaire à un démon renégat qui s'amuse avec des morts-vivant. Je la fais interner à l'hôpital où je travaille.
Nous montons une planque dans un hôtel en face de ce Martin Guillard.
Le soir, en allant chez Hector Casserta, on remarque un homme qui s'abrite derrière son journal. Je l'endors et on prétend l'emmener voir un médecin. C'est un zombi! Nous l'attachons sérieusement.
Nous irons à Nice plus tard. Tard dans la soirée, Martin Guillart sort de chez lui et va acheter de la viande. Environ 10kg! Etrange...
La journée se passe sans signe d'activité chez Martin Guillart. Le soir, il repart à la boucherie et achète à nouveau 10 kg de viande. Cette fois, c'est vraiment louche.
Cette fois il faut agir. Dans la journée, je mets des vêtements neutres et une cagoule, et je balance un cocktail Molotov dans la boucherie. C'est avec regret que je me sauve. Le spectacle aurait pourtant été superbe...
Le soir, dès que Martin sort de chez lui, nous entrons. Il y a pas mal d'explosif. J'entends comme des ongles qui grattent le parquet, en dessous. Soudain, le plancher cède et nous nous retrouvons à la cave, entourés d'une horde de zombis! Il y en a plusieurs dizaines. Je crois que ma dernière heure est arrivée. J'en endors 4 et en tue autant. [castor] qui était resté dehors vient nous prêter main forte. [ludo] lance des flammes et les corps de nos ennemis se contorsionnent en s'enflamment. Une douce odeur de chair brûlée arrive à moi. A un moment, en esquivant, je sens comme une odeur de souffre et une balle ricoche tuant trois zombis d'un seul coup. Martin Guillart apparaît par la porte, mais il se fait abattre presque immédiatement. [ludo] fini par tomber. Mais il faut continuer à tirer. Bientôt, mon arme est vide et il me faut recharger. Finalement, nous avons le dessous, mais il s'en est fallu de peu. Nous fouillons sommairement les lieux, en vain. Je propose de faire le ménage. Je retourne à l'hôtel, presque en face. Cette fois, je ne raterai pas le spectacle! Les nombreux explosifs qui traînaient là rendent cela très beau.
Nous retournons chez Hector Casserta. C'est un de ses hommes de main, Gorgio Vincenti, qui nous accueille. Il nous dit qu'il a autorité pour écouter tout ce qu'on a à dire à Hector et nous dit à demi mot qu'il est un démon. Je le braque et exige de voir son aurra. Il s'exécute et nous le mettons au courrant de nos aventures. Denis cherche à savoir si un Maurice Vernaux est inscrit sur la liste des abonnés au téléphone: Pas de réponse de ce côté là.
La nuit, Beleth, Prince des Cauchemars, nous apparait à tous les cinq. Andromalius l'a questionné.
On interrohe Marceline Boussart, à Ste Anne. On obtient une adresse: Villa Lilla dans la Vallée de la Cheuvreuse.
Hector nous présente Jack Ramon, qui va nous diriger pour la suite des opérations. C'est un homme de 40 ans, il mesure dans les 1m70. Il a des habits d'ouvrier et dégage une odeur de banane pas fraiche.
Nous trouvons la villa et on y fait le ménage, de façon explosive.
Nous retournons voir Hector et rédigeons notre rapport de mission.
Suite au succès de notre mission, on m'alloue une bonne portion de catacombes pour mon usage personnel.
Nous partons à Nice voir Augusto Rossini. Dans le train, une femme qui passait par là prends soudain très peur des trains et tombe en catalepsie. Ces choses arrivent...
Je dors dans ma camisole de façon à bien régénérer mes forces.
A mon réveil, [tOrOne] fait le malin et suggère que je pourrais passer un moment là à ne rien pouvoir faire. Il prends soudain très peur de moi. Ca tombe bien, je n'avais pas envie de le voir pendant un moment...
Nous rencontrons Augusto Rossini. C'est un démon plutôt bon vivant, mais qui ne nous apprends rien que nous ne sachions déjà. Nous repartons pour Paris le soir même.
Nous arrivons à Paris à 8h. Hector nous charge d'une mission: Se renseigner sur Roberto Catolina qui souhaite acheter de la dynamite. Il a été recommandé par un petit parain local: Marcos Petros Galli.
En recharhant dans la presse de l'année dernière, on fini par trouver le récit de fait datant du 21 janvier 1923, ainsi que l'adresse d'une certaine Blanche Berrandin qui avait caché notre homme à l'époque: 8 rue de la Clé, dans le 5ème.